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Le Gabon est reconnu comme l’un des pays les plus riches en biodiversité d’Afrique centrale. Longtemps considérées comme intactes, nombre de ses forêts ont en réalité été modifiées par les activités humaines, tant de manière positive que négative. Les anciens villages, en particulier, constituent des sites où les pratiques humaines passées ont laissé une empreinte durable sur les sols et favorisé l’abondance de plantes utiles, notamment à des fins alimentaires et médicinales.
Dans ce contexte, des recherches récentes remettent en question la vision d’une nature strictement « vierge » et suggèrent, au contraire, que les activités humaines historiques ont pu enrichir la biodiversité locale. L’étude menée dans le cadre de l’atelier Faune vise ainsi à évaluer l’effet de ces anciens établissements humains sur la diversité des espèces animales (mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens), en testant l’hypothèse selon laquelle les traces des occupations humaines passées contribuent encore aujourd’hui au maintien d’une biodiversité élevée. |